Le père d’El-Djazaïr, Bologhine Ibn Ziri Ibn Manad

Le père d’El-Djazaïr, Bologhine Ibn Ziri Ibn Manad

L’opinion est largement répandue auprès des historiens qui ne contestent pas cette “paternité” à Bologhine Ibn Ziri, ce prince Ziride, originaire de la tribu des Beni Mezghana, qui occupaient déjà les ruines du petit port romain Icosium.

C’est dans la seconde moitié du Xe siècle (vers 960) que Bologhine réhabilite pour les uns, fonde pour les autres, la ville qui prendra le nom d’El-Djazaïr (pluriel de Djazira, île en arabe).

C’est donc ce prince berbère qui, non seulement, redonnera vie à celle qui deviendra la capitale de l’Algérie contemporaine, mais perpétuera également une véritable dynastie, celle des Zirides, née avec son père. Une dynastie qui imposera sa puissance au Maghreb central pendant plus d’un siècle. Bologhine imposera par la force des limites à la région en menant une lutte farouche aux différentes tribus, en particulier celles des puissants Zenata, restaurera et érigera les villes de Miliana et de Médéa en véritables places fortes et frappera même une monnaie à son nom.

Avec la création d’El-Djazaïr, de Miliana et de Médéa, le renforcement des positions stratégiques de l’Etat Ziride à l’est, au sud et à l’ouest, ce sont véritablement les premiers jalons de l’Algérie moderne qui prennent forme progressivement. Bologhine Ibn Ziri apparaît bien donc comme une grande figure de l’histoire de l’Algérie.

En 972 de notre ère, Bologhine Ibn Ziri Ibn Manad fortifie et agrandit le site occupé par les Beni Mezghana et lui donne le nom d’El-Djazaïr, par référence aux quatre îlots qui faisaient face au rivage. Ce nom donnera, par altération, Alguère en catalan (1375), puis Alger. A partir de cette période, l’histoire de la ville d’Alger, est intimement liée à celle du Maghreb central.

Du Xe au XVe siècle, El-Djazaïr subit la domination de tous les prétendants qui se sont disputé le pouvoir au Maghreb central.

Alger a ainsi été, du Xe au XVe siècle, à la fois et selon les circonstances, ziride, hammadite, almoravide, almohade, hafside, abdelwadide et, enfin, indépendante.

Au cours du XVe siècle, c’est la tribu des Thaâliba (dont est issu le célèbre patron de la ville Abou Zeïd Abderrahmane Ben Mekhlouf At-Thaâlibi) qui gouverne la ville.

Dès les dernières années du XVe siècle, Alger comme les autres villes du littoral maghrébin subit le contrecoup de la Reconquista espagnole. La population s’accroît avec l’arrivée de nombreux émigrés de l’Andalousie et la ville s’agrandit.

1 Commentaire

  • Hamitouche 13/08/2019 6:47

    Le nom d’Alger (Djazair) est une déformation du nom Tazayrit (en tamazight) qui est l’éponyme de la dynastie des Zirides. Ce nom de djazair ne signifie aucunement les îles en arabe pour 2 raisons:
    1) Il n’y a aucune trace d’îles notoires à proximité de la baie d’Alger et répertoriées historiquement, si ce n’est quelques pitons rocheux proches du rivage, sur lesquels les Espagnols ont construit un fortin (le penon) qui, aujourd’hui, est collé au port d’Alger.
    2) île en arabe se dit ”djazira” et au pluriel ”djouzour”. Il n’y a aucun écrit qui retrace ou mentionne dans un ouvrage le mot djazair comme ayant la signification d’Îles. Dire que djazair signifie les Ïles est tout à fait invraisemblable, c’est un néologisme qui n’a aucune valeur réelle.
    Salutations

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