LE BEY MOHAMED EL KEBIR, BIENFAITEUR ET MÉDECIN DES PAUVRES- Histoire d’Alger.

LE BEY MOHAMED EL KEBIR, BIENFAITEUR ET MÉDECIN DES PAUVRES- Histoire d’Alger.

Le Bey, qui a mérité le glorieux surnom de Mohamed El Kebir, était le fils d’un Bey de Titeri nomme Otman Elkourdi qui laissa deux enfants (tous deux seront beys : Mohamed et celui que l’on connaitra plus tard sous le nom de Boukabous (L’homme au pistolet).

Les qualités humaines et surtout les capacités de commandement de Mohamed le firent très vite escalader les marches de la hiérarchie militaire. Il devint en 1768, khalifa du Bey d’Oran. C’est en cette qualité qu’il se distingua en 1776 à El Harrach. Dans le fameuse bataille contre les Espagnols commandés par l’Irlandais O’reilly. Dès son installation en 1779 à la tête du beylek de Mascara. Il donna libre cours a ses penchants pour les grandes choses et se signala par des actes nombreux de générosité et de magnifiscence. Il fit bon usage des revenus considérables de la province en soulageant les épreuves des plus pauvres. Les cuisines du Palais restaient constamment ouvertes aux pauvres de Mascara et des distributions, répétées plusieurs fois, de vêtements garantirent les malheureux contre les rigueurs des hivers. Il entreprit la construction de plusieurs mosquées à Mascara, Miliana, de ponts, de remparts, de bastions…. Il restaura deux medersas de Tlemcen et donna aussi une vie nouvelle à l’enseignement de la religion et des lettres. Mais il faut surtout signaler la généreuse protection dont il environnait les lettrés du pays et les récompenses qu’il accordait à leurs moindres travaux. Le Bey Mohamed ne négligeait rien de ce qui concerne la culture et l’esprit.

Il avait une bibliothèque riche et choisie. Des copistes reproduisaient pour lui les ouvrages les plus renommés. Rien ne lui coûtait pour se procurer des manuscrits précieux… Il se plaisait, en outre, à être le médecin des pauvres, à préparer dans son palais les remèdes indiqués par lui, qu’il distribuait aux indigents. Le Bey aimait les chevaux et était un cavalier distingué, ses écuries étaient remplies d’étalons de race…. Il était excellent chasseur et sa fauconnerie était digne d’un monarque. Les jours de solennités et de fêtes, une partie des revenus de l’impôt retournait en aumône aux indigents de la province.

Extrait du guide d’Alger, édition 2019

Alger la capitale

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